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Le rôle des ingénieurs du Sud, leur formation et leur insertion professionnelle dans les projets eau et assainissement

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Résumé de l'étude La présente étude a comme objectif premier de relayer des témoignages et des analyses des acteurs du sud, mais aussi de sensibiliser les acteurs de la coopération et les ingénieurs et élèves ingénieurs français sur la réalité connue par les ingénieurs du Sud.

Le terrain d'étude s'est volontairement concentré sur un nombre limité de pays (Cameroun, Burkina Faso, et Sénégal).

Les 200 personnes interrogées sont majoritairement des ingénieurs de tous niveaux, mais aussi les responsables des entités les employant.

Premièrement, l'étude pose la question de l'adéquation entre les formations et les besoins nationaux en développement de maitrise d'oeuvre.

L'offre universitaire publique ou privée s'accroit dans les pays du sud, et ce phénomène est en grande partie du à des initiatives locales.

Mais elles sont aussi appuyées par l'aide internationale parfois en fonction des besoins qui sont ressentis par le nord.

Leur approche est souvent perçue comme trop « technique » par les acteurs du sud.

Sans remettre en question le bon niveau de qualification des ingénieurs diplômés, c'est la vocation de leurs compétences qui est plus souvent interrogée.

La formation continue est un exemple particulier pour lequel les partenaires du nord sont fortement impliqués.

Elle est très souvent directement ou indirectement le fait d'institutions du nord, qui forment une réponse à des besoins ressentis par les financeurs ou les porteurs de projets du nord dans la mise en oeuvre de leurs activités.

Le constat généralement formulé par les personnes enquêtées est que les contenus de ces formations continues se calquent trop souvent sur les modèles français ou européens non adaptés à l'émergence d'une maîtrise d'ouvrage publique de l'eau.

Il y a une tendance à vouloir former des managers et des cadres supérieurs, mais les débouchés disponibles ne correspondent pas systématiquement en fonction des contextes nationaux.

Toujours comme en Europe, à l'entrée sur le marché du travail, un jeune diplômé doit encore prouver sa compétence.

Les ingénieurs du sud se retrouvent en concurrence avec ceux du nord d'une manière dissymétrique.

La différence de salaire est un fait, qui est étonnamment perçu comme relativement normal.

Mais les ingénieurs du sud se voient attribués des postes comportant de plus en plus de responsabilités et de pouvoir décisionnel.

Le poids des ONG dans le marché est cependant ressenti comme un facteur d'instabilité de l'emploi : les postes sont définis par les projets, et ne durent parfois que quelques mois.

Cela encourage des démarches opportunistes et, souvent, l'accumulation de plusieurs activités en parallèle.

Le cas de la coopération décentralisée est encore différent.

La définition de cette coopération voudrait qu'elle ne soit pas orientée uniquement vers une réalisation concrète, mais aussi vers un renforcement mutuel des compétences.

Mais en dehors des élus, les interviews menées ont fait apparaitre des incompréhensions et des frustrations qui dissonent largement.

La mobilisation de l'expertise locale ne se fait pas systématiquement au niveau de la collectivité ou des services de l'État et le plus souvent sur des activités d'exécution.

Les collectivités locales au sud, pour des raisons administratives ou budgétaires, ne sont pas en mesure de faire vivre des services techniques compétents sur le long terme : la décentralisation n'est pas concrétisée.

Du côté des bailleurs de fonds multilatéraux, l'étude a examiné le recours au système des appels d'offre.

L'analyse des procédures utilisées permet avant tout de souligner un fait : sur un certain nombre de sujets, les bailleurs de fonds estiment que la capacité locale n'est pas adaptée, et préfèrent la chercher au nord.

Mais l'inverse peut aussi être vrai, et au final les appels d'offre encouragent souvent à mettre en place une collaboration entre bureaux d'études du nord et du sud.

Par ce biais le transfert de capacité est effectif, et on observe | | 10 Le rôle des ingénieurs du Sud, leur formation et leur insertion professionnelle dans les projets eau et assainissement


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