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Etude de cas sur le financement des agriculteurs et agricultrices urbains de Ouagadougou

(2007) - Etude - CRDI
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IV.

CONTRAINTES DE DEVELOPPEMENT ET DE FINANCEMENT DE L'AGRICULTURE URBAINE 4.

1. Les contraintes liées au développement de l'agriculture urbaine à Ouagadougou Exception faite des difficultés d'ordre financier, l'agriculture urbaine est confrontée à de nombreuses difficultés.

L'ambition des lignes qui suivent est d'en faire un rapide résumé. 4.

1.1. L'absence d'un cadre institutionnel et réglementaire Au Burkina Faso, il n'existe pas de politique spécifique à l'agriculture urbaine.

L'absence d'un cadre réglementaire de l'activité contribue à rendre les producteurs urbains plus vulnérables.

Contrairement aux autres secteurs d'activités, l'agriculture urbaine ne bénéficie pas d'un cadre juridique et politique précis.

En effet, elle ne dispose pas d'un statut spécifique comme c'est le cas, par exemple, des zones industrielles.

4.

1.2. L'absence d'une organisation forte Les producteurs et productrices urbains ne sont pas assez organisés.

Il n'existe pas de structures fortes pouvant exercer une pression et faire du lobbying auprès des institutions financières et de l'État.

Cela est à un manque de vision des acteurs de l'agriculture en général et de l'agriculture urbaine en particulier.

Malgré son rôle très important dans l'approvisionnement de la ville en produits maraîchers, fleurs et arbres, les acteurs de l'activité ne sont pas encore bien connus et structurés.

Ce défaut d'organisation renforce la concurrence au sein des producteurs aussi bien en amont (pour la production) qu'en aval pour l'écoulement.

La production n'étant pas organisée et planifiée, tous produisent les mêmes espèces et variétés en même temps.

Etant donné que les récoltes se font à la même période, l'offre de produit est souvent supérieure à la demande.

Lors de l'écoulement des produits, les prix sont bas pour les raisons ci dessus évoquées.

Ensuite, la volonté d'écouler plus vite les produits amène les producteurs à baisser les prix.

Cette attitude participe à imposer un prix de vente bas, obligeant ainsi tous les producteurs à pratiquer ces prix.

Cette situation est aggravée par la concurrence extérieure qui grignote des parts importantes de marché des producteurs urbains.

De ce point de vue, on peut citer le cas des légumes : des commerçants de pays côtiers viennent régulièrement faire des provisions et des stocks et les agriculteurs urbains bradent leurs produits pour faire face à leurs besoins d'argent.

En somme, les producteurs urbains auraient besoin de se projeter dans l'avenir en menant une réflexion susceptible de faire accepter un code de conduite appliqué à tous.

4.

1.3. L'insécurité foncière L'insécurité foncière est l'un des problèmes majeurs de l'agriculture urbaine.

La sécurité foncière est réservée à ceux qui contrôlent la terre, en l'occurrence les chefs coutumiers.

L'accès à la terre ne garantit pas la sécurité à long ou même moyen terme.

L'insécurité empêche les investissements durables dans une parcelle.

L'insécurité foncière est due surtout à l'insuffisance de terre à exploiter, à leur pauvreté ou à leur non délimitation.

L'urbanisation est aussi un autre facteur important d'insécurité foncière.

En raison des lotissements les producteurs et productrices sont repoussés vers des champs lointains ou à l'abandon de leurs activités.

Les sites de production sont implantés dans les zones de 45


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