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Eau, territoire et conflits : analyse des enjeux de la gestion communautaire de l'eau au Burkina Faso : l'exemple du bassin versant du Nakambé

() - Thèse - Université de Toulouse
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A Gogninga, les membres des comités de gestion se faisaient également concurrence.

Chaque comité fixait le tarif de l'eau « dans l'intention de mieux garantir la pérennité du forage, mais surtout de veiller sur un bien familial puisqu'il y a la contribution d'un frère ou d'un fils pour l'acquisition du point d'eau ».

Tout comme à Bagré, l'imposition par le Gucre des cahiers de suivi des forages, a permis d'uniformiser les prix de vente de l'eau : 1000fcfa/chef de ménage/mois et 500/femme/mois.

Le suivi des forages et les ateliers organisés par le projet Gucre auxquels les membres des comités de gestion étaient conviés de même que certaines couches de la population, ont mis fin à la concurrence entre les CGPE, mieux ils ont permis l'uniformisation des prix de vente de l'eau dans les villages.

Au niveau local, il existe une entente entre les CGPE et la préfecture selon le préfet de Gombousgou.

Au niveau départemental et régional, les directeurs régionaux du mMinistère de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources Halieutiques, du Service d'élevage, la direction du Pihves ne se plaignent pas d'eux.

Les responsables du PNGT, du PIHVES, du GUCRE les ont trouvés plus ouverts et plus réceptifs.

b) Au niveau du périmètre irrigué La concurrence entre les maraîchers, d'une part, entre les maraîchers et les éleveurs, d'autre part, est perceptible au niveau du périmètre.

Les conflits entre les maraîchers et les éleveurs se passent de la même manière que dans les autres villages, à savoir autour de la quantité d'eau bue par les troupeaux et le non respect des plants par les bergers et les troupeaux.

Les conflits entre les maraîchers sont vivaces puisque l'envoi d'« un fils à l'étranger est devenu une source de concurrence entre les familles d'un même clan ».

Les conflits à ce niveau sont liés au vol des produits, au sabotage des puits et aux détournements des clients.

C Rapports entre les usagers autour des points d'eau à Bankako Bankako a deux points d'eau : le canal primaire et les forages.

a) Au niveau du canal primaire, au moment des deux récoltes du riz, Bankako accueille une main d'oeuvre féminine venant des villages environnants.

Ce sont des femmes mariées qui abandonnent leur foyer pour une activité temporaire payée en nature : un sac ou deux sacs de riz de 50kg/récolte/campagne.

Leur arrivée entraînerait des sorties nocturnes des hommes, ce qui perturbe la quiétude conjugale des femmes des exploitants.

Cette main d'oeuvre serait la cause de 15% des divorces dans le village.

« Les femmes trompées sont les premières à provoquer les amantes de leur mari.

Elles se frappent. Si la femme a un peu d'argent grâce à son commerce, le mari met rapidement fin à cette relation.

Si c'est lui qui fait tout, il peut 262


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