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Les ouvrages d'accès à l'eau potable

(2009) - Etude - Hydraulique Sans Frontières
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Master SGE SAGE ­ ENPC Les ouvrages d'accès à l'eau potable d'éviter les détournements d'argent et ne présente pas de difficultés comptables (facturation,.

..). En revanche, elle ne peut plus s'appliquer lorsque les sommes à mobiliser sont trop importantes ou lorsqu'elles risquent d'intervenir dans une période la collectivité dispose de peu de liquidités (collectivités rurales avant les récoltes), ou lorsque qu'une réserve doit être disponible pour faire face aux urgences ou aux réparations courantes.

C'est pourquoi ce système traditionnel est recommandé pour les petites installations (puits, .

..) car les sommes à mobiliser sont faibles et qu'elles ne doivent pas nécessairement être mobilisées dans l'urgence (période de soudure).

Le paiement au forfait (1500 Fcfa par famille et par mois par exemple) est relativement simple à mettre en place.

En revanche, ce système présente certains désavantages: inégalités suivant la taille la famille et la consommation effective; n'incite pas aux économies d'eau, notamment lorsque les habitations disposent de branchements particuliers.

Ce système est recommandé lorsque les charges à recouvrir sont faibles et les consommations limitées (pompes à main et mini réseaux avec borne fontaines), mais que néanmoins le gestionnaire du réseau d'eau doit disposer d'une réserve financière pour faire face aux imprévus.

Le paiement au volume est aisé (techniquement) aux bornes fontaines.

Mais il nécessite néanmoins la présence d'un fontainier (qui vérifie le paiement), ce qui surenchérit le prix de l'eau.

Notons que cela permet également de fixer des emplois au village.

L'installation de compteurs chez les particuliers nécessite un système de gestion plus complexe que le paiement au forfait ou le paiement à la borne fontaine: releveurs capables de lire les index, service de facturation capable d'éditer les factures et d'assurer le recouvrement des impayés, fontainiers capables d'assurer l'entretien et le remplacement des compteurs.

Ce système ne garantit pas l'absence de fraudes, notamment si des branchements clandestins sont effectués. Et les plus pauvres ? Il ne faut pas négliger les disparités au sein des populations d'une même ville ou village.

Les familles pauvres the poorest of the poor »7) sont plus touchées par les maladies, par les corvées d'eau, .

... aussi un projet de développement doit améliorer les confitions de vie du village ET des familles pauvres.

Il est indispensable de s'assurer et de rappeler aux partenaires du projet (y compris locaux) que les familles pauvres doivent avoir accès aux infrastructures que l'on met en place et doivent elles aussi bénéficier des améliorations apportées, même si elles n'ont pas de moyens finaniers suffisants.

L'Afrique du Sud se veut novatrice sur le sujet.

Elle a instauré au niveau national une tarification progressive. Les 25 premiers litres (par personne et par jour) sont gratuits et les volumes suivants sont payants (avec un prix de l'eau augmentant avec la consommation).

La mise en place d'un tel système de « facturation progressive » et de « financement croisé » est difficile, même avec le soutien d'une administration aussi organisée que l'administration sud africaine.

En effet, en Afrique du Sud, le système se résume dans la pratique à attribuer 6000 l gratuits par famille et par mois, sur la base d'une hypothèse de 8 personnes par famille (quelque soit la taille réelle de la famille).

Ainsi les familles nombreuses sont lésées et les familles peu nombreuses avantagées.

Un système équivalent existe au Sénégal (Dakar). Or, à Dakar, il est courant que certains compteurs desservent des immeubles entiers (pour économiser les frais de pose à la charge du propriétaire !) surenchérissant ainsi les factures d'eau.

L'installation d'un système évolué (branchements particuliers, voire même borne fontaines) peut s'avérer rédhibitoire pour les familles les plus démunies (frais d'installation du compteur et regard d'un minimum de 20).

Le cout de l'eau à la borne fontaine (ou au compteur) peut inciter certaines familles pauvres à conserver d'anciennes (mauvaises) pratiques (puisage d'eaux de surface,.

..). Il faut donc veiller à ce que les familles les plus démunies soient prises en compte. Cette prise en compte est difficile car les familles pauvres ne sont pas toujours recensées et elles ne souhaitent pas nécessairement se déclarer, pour des raisons de pudeur.

L'implication de notables du village ayant de l'influence et une bonne connaissance des habitants de leur quartier est indispensable.

Notons qu'au Sénégal des fonds existent pour aider les familles pauvres à payer les frais d'installation des compteurs individuels.

7 Expression sud africaine très courante Hydraulique Sans Frontières 27 / 33 Mars 2009


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